Coeye

Les laboratoires du bonheur

Alors… on danse?!

Je regarde ce monde au printemps, tout s’anime.

J’ouvre mon coeur au présent et… réellement, tout se met à danser!

J’aborde un nouveau matin, je crée une nouvelle empreinte. Mon empreinte.

Je conduis ma vie sur mon chemin et… tout s’illumine. J’entrevois des êtres, des amis, des connaissances, des parents, chacun avec leur lopin de terre; brins de combats quotidiens, qu’ils portent en fardeau. Tout s’éclaire, comme une évidence, on ne peut pas laisser faire. Quand on connait le bonheur intérieur, on n’est pas forcément moins triste. Ceci dit, en dedans, on est heureux, stable, sûre de soi. Alors on… ne peut pas s’arrêter à regarder ça.

Quand on connait le bonheur intérieur, on voit tous ces gens si bons, si sincères, si chouettes, si magnifiques, si magiques… et certains, pourtant, si malheureux. Alors, on se dit qu’il faut faire quelque chose, car on analyse, on entend, on regarde et, parfois même, sincèrement, on comprend.

Ainsi, je vous ouvre mon coeur, je veux votre bonheur intérieur. Chacun d’entre vous peut le trouver, indépendamment de tout souffle de Dieu, toute religion, tout gourou, toute secte, non, sans rien de tout ça. Vous pouvez le trouver en vous.

Je sais ce que j’ai traversé, je sais comment y arriver, chacun peut.

Depuis quelques temps, je réfléchis beaucoup à une chose: ma vie est en plein tournant! Je peux, maintenant, faire des choix radicaux, qui changent ma vie, du tout au tout…

Ainsi, je pensais à remettre un peu de couleurs dans les nouveaux locaux que nous sommes entrain de rénover sur notre nouveau lieux de travail. C’est aujourd’hui, justement qu’un ami m’a dit, sans savoir ce chemin intérieur: « Pourquoi ne pas mettre un peu de couleur à tes textes? » Il a raison, il faut de la couleur! Toutefois, pas n’importe comment.

Aujourd’hui voyez-vous, je sais que ces textes, je vous les lance, comme des interrogations. Interrogations personnelles au départ auxquelles ma réponse s’encre paisiblement. Alors, je crée le texte que je vous écris, pour lancer votre interrogation ou parfois, votre exclamation sur mes mots, afin qu’on partage nos mondes, nos idéaux, nos goûts, si proches et tellement personnels à chacun pour autant. Un pavé dans la marre, de temps en temps.

Alors, mes textes continueront sûrement à contenir beaucoup de noir et blanc, pour vous insuffler le goût, l’envie, d’y mettre vos couleurs!

Par contre, mon chemin n’est pas une tangente et a pris une tournante radicale depuis mon dernier post sur ce mur, il y a plus de 7 mois.

Bientôt, vous verrez un peu de couleurs dans mon atelier. Bien sûr, je continuerai à trouver la plupart des photos de famille plus artistiques en noir et blanc, bien sûr, les murs seront toujours de noir et de blanc et, bien sûr, je continuerai à porter plus de noir! J’aime à dire que c’est un défaut professionnel. Et oui, le noir limite notre reflet dans les sujets que nous photographions et, de plus, sur le noir, à l’époque, les tâches de révélateur ne se voyaient pas, puisque je perpétue l’époque dans les cours « à l’ancienne » que je vous propose, l’excuse perdure. Cependant, je porte du noir (ou du blanc) en préférence, parce que c’est plus sobre. J’aime ce côté plus discret.

Toutefois, tout change, peu à peu…

Bientôt, également, vous me verrez pratiquer plus de photographie artistique et donner plus de cours en accordant moins de contrats. Car bientôt, j’exercerai un nouveau métier qui me tient à coeur, dans un domaine visant à rapprocher les individus de  leur bonheur, pour qu’ils puissent le trouver par eux même.

Et quoi de mieux, pour se faire que de placer une barre haute « en couleur » avec une formation à la hauteur de mon ressenti intérieur?

 

En août j’inaugurerai le nouveau studio-labo, pour continuer ma passion sans contrainte de fonds. Avec la certitude que le simple fait d’être en harmonie avec moi-même me donnera tout ce dont j’ai besoin dans tous les domaines de ma vie.

Je crois que quand on trouve sa destinée, on a besoin de temps pour la mettre en place… Cogiter… Hésiter… Miroder… Et c’est utile! Lucide! Intelligent! évident! Comme les neuf mois à attendre un enfant, car après cette attente, grâce au temps de latence, on a trouvé ce qui nous attirait vraiment; on est prêt.

Bientôt, je commencerai à changer la face du monde aux yeux d’une personne à la fois. Sans prétention: je commencerai, à mon niveau, à réaliser mon premier rêve d’enfant: « Je veux sauver le monde! ». Je ferai de mon mieux pour transmettre toutes les clés que j’aurai acquises à ceux qui cherchent à poser le poids de leurs combats, pour qu’ils puissent n’en tirer plus que les « grâces ». Car, il faut que je souligne que quelqu’un de très cher me rappelle souvent:

« C’est « grâce à » et non « à cause de »! » … il a raison!

Tout est question de perception, encore! La vie est trop courte pour attendre un changement, il faut le générer!

La réalité sans naïveté, aucune: on peut tous, à notre niveau, sauver le monde.

Je vous exhorte, donc, à avoir le courage qu’il m’a fallu 7 ans à empoigner, pour entrer dans votre destinée; celle que vous voulez, au plus profond de vous-même!

Quelques soient vos rêves d’enfant, vos rêves d’adultes ou, tous à la fois: Vous y avez droit!

Une goutte dans l’oeil

Jusqu’ici, je me demandais pourquoi les enfants devenaient ados toujours plus tôt?

Pourquoi nos « bébés » grandissaient si vite? Pourquoi tout changeait a une telle vitesse.
J’ai des enfants. Ils seront bientôt des ados, certes, mais ils ne le sont pas.
A neuf ans, un enfant reste un enfant.

Il a des rires d’enfants, des phrases d’enfants, des envies d’enfants; ce n’est pas un adulte.
Il analyse le monde des grands, mais garde ses questions d’enfants.
Cependant, l’enseignement le parachute dans le monde des adultes bien trop tôt. On le traite, en 6 ème Harmos, comme un adulte. Avec des objectifs de futur étudiant universitaire.
J’ai enfin compris, après avoir travaillé dans des colonies de vacances pendant plusieurs années et m’être tant de fois posée la question. Après avoir fait naître des enfants et les avoir élevé avec les moyens du bord, puisqu’on apprend sur le tas le job de parent, jusqu’à aujourd’hui, étape de ce changement forcé.

J’ai enfin compris que c’est l’école qui va trop vite.

Qui demande à nos enfants d’être si jeunes responsables en leur parlant d’échecs qui se détournent de leur rôle de base, l’échec sert à apprendre! Mais là, il devient une conséquence qui a des influences sur la suite de leur vie, qui les condamne, arrachant l’insouciance. Et le monde des réussites, en les obligeant au gain de leur avenir, alors que la clé du bonheur repose sur le concret « moment présent ».
Que l’on m’entende bien, je ne dénonce pas les enseignants, c’est un job qui demande des qualités et une patience que je peine à imaginer.
Je dénonce le système, le système si prometteur qui vole à nos enfants, 1, 2, voir 3 ans d’enfances.

Et je suis révoltée de voir à quel point autant d’objectifs et un tel programme annuel vole à nos enfants toute cette joie de vivre, qu’ils avaient encore aux vacances d’été.

Il me semble que nous n’avons pas le droit de faire ça. Mais en tant que parent, quel sera notre poids??? J’hésite dès lors, faudrait-il les sortir du système, pour que mes enfants puissent garder leurs insouciances? Je sais qu’il y a des enseignants qui malgré ces contraintes offrent aux enfants tout le meilleur de leur monde tout en inculquant ce savoir, sincèrement, merci.

Et je demande aux parents, aux enseignants, aux directions… N’y a-t-il pas là quelque chose à remettre en question?
C’est une goutte dans la mer, peut-être, mais pourquoi pas une goutte dans l’œil?
Nos enfants ne grandissent pas trop vite tout seuls; c’est ce qu’on attend d’eux, aujourd’hui qui les y pousse et je ne pense pas que ça rende la société meilleure.

La couleur du quotidien

Parfois la vie nous apporte un lot de tristesse. En ce moment mon petit monde est effrité, j’irai jusqu’à dire effeuillé. Il me manque souvent les mots pour m’exprimer tellement quantité d’émotions et de sentiments se bousculent en moi.
Ce sont des moments où il faut apprendre, apprendre à oublier ce que nous avons appris. A mettre de côté ce à quoi l’école nous a formaté et se mettre à oublier certaines règles…

Oublier de compter. Oublier de compter les échecs des autres envers nous et, pourquoi pas, se délester des nôtres et ainsi alléger le poids que nous imposons à nos épaules.

Oublier de vérifier chaque faute avec un esprit vorace et commencer à se concentrer sur les réussites, à voir les quantités de choses que nous avons, jusqu’ici, entreprises et menées avec succès. A nous inspirer de nos réussites pour en générer d’autres, de celles de nos proches pour les encourager.

Et parfois délaisser nos bancs d’école. Cette école des adultes: la routine. Abandonner nos bancs d’école de routine quotidienne, donc, pour arrêter de se soucier de demain (que nous avons minutieusement préparé hier) et commencer à ce soucier de l’instant, celui que l’on vit, le moment présent. « Le bonheur c’est ici et maintenant! » Mais comment le toucher si nous sommes à côté de nos vies?

Alors? Prendre sa respiration, regarder autour de nous. Ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure, notre décor quotidien celui que nous ne voyons qu’en passant mais que nous ne savons pas décrire. Prendre conscience de la couleur du mur d’en face, des changements de lumière du jour, du jeu du vent, des bruits, des odeurs… Etre enfin capable de décrire notre quotidien, comme nous savons si bien dépeindre notre colère ou nos douleurs, être enfin capable de raconter ce qui nous entoure, être pleinement là, conscient.

Et, enfin, devenir présent dans notre propre vie, dans nos propres lieux, dans notre propre corps, pouvoir peindre, les yeux fermés, le décor de nos quotidien, le décrire, l’exprimer, dans un détail qui exprime tant la lueur, la couleur que l’humeur.

Avec cette conscience, il sera plus facile de voir et d’entendre et peu à peu des rires d’enfants referont surface, nous pourrons, à nouveau, sourire aux bonjours des passants, aux feuilles des arbres dans le vent, à la lumière du soir…

Être c’est tout de suite! : la vie est unique, il n’y aura pas de rediffusion.

Les réseaux sociaux à notre service

La technologie nous appelle plus quand nous sommes vulnérables, solitaires… Mais nous devons nous confronter à notre peur de l’intimité.

Ainsi, nous concevons des technologies qui nous donnent l’illusion de la compagnie, sans les exigences de l’amitié…
Dans ce même cursus, est née l’expérience des sexfriends, sans les exigences de la relation.
Nous nous tournons vers toutes les illusions possibles pour garder le contrôle, confortablement.

Nous partageons, donc nous sommes!
Ainsi nous oublions de penser, d’être et d’apprendre des autres au contact de la réalité. Nous essayons toujours de masquer notre visage pour nous cacher, peut-être bien de nous-même, en premier lieu, pour ne pas voir la lâcheté que nous avons installée derrière nos profils.
C’est aujourd’hui une réalité.

Il faut le réaliser, moi la première, et se mettre à bosser pour contrer cette avancée discrète de la technologie dans nos vies et reprendre le contrôle sur l’écran plat de notre quotidien…

Come as you are

S’asseoir à l’Orée des couleurs

Je suis fière de vous présenter mon 1er ouvrage de poésie!

Si vous souhaitez m’aider, acheter le, puis commenter ce message, afin de me donner un retour! J’en ai besoin pour progresser!

D’avance un immense merci!!!!!

S’asseoir à l’Orée des couleurs

Préférez votre librairie de quartier ;)

Présence vive

a) Vous cherchez une application ludique et créative?

b) Vous aimeriez un jeu vidéo qui le défoule?

c) Vous lui cherchez une occupation pendant les jours de pluie?

a) Faites-le cuisiner.

b) Envoyez-le jouer dehors.

c) Donnez-lui un sous-main, une feuille, de la colle, un ciseau et des stylos feutres.

parce que :

a) Bien sûr ça prend du temps et ça coûte plus cher qu’une apps, mais vous deviez cuisiner de toute façon, non? Cuisiner développe des notions de quantité, aide à la reflexion quand au goût et donne la perception de l’ordre des choses.

b) Il risque de se blesser, oui; à l’intérieur aussi. Les grands espaces et le soleil contribuent au développement de la sérotonine, l’hormone que notre corps sécrète pour nous rendre heureux, ce qui signifie que nos parents n’avaient pas tort quand ils disaient: « Vas jouer dehors, ça te fera du bien! ». Et puis, à nous aussi, accessoirement, pourquoi ne pas prendre un livre et aller surveiller, du banc, ce qui se passe sur la place?

c) La télévision nous est bien utile dans ces moments-là, mais elle devrait être réservée à des moments ou l’enfant et vraiment fatigué (lui, pas vous) et que ce n’est pas encore l’heure du coucher ou pour un moment de détente en famille. Un enfant a besoin de créer. L’invention lui aide à développer les notions de l’espace, de la physique, de l’esthétique, de la patience, du temps, etc… Bien plus qu’une simple occupation, la création de cette « giraffe suspendue à roulette » a aidé votre enfant à se construire, ça vaut bien un petit peu de rangement, non?

Evidemment, nous préférons que nos enfants jouent tout tranquilles et silencieux, c’est pourquoi nous avons oublié combien leurs rires nous manquent.

Je ne sais pas vous, mais moi mon portable m’exaspère, quand je l’ai avec moi, la maladie me gagne, il faut que je le garde en permanence, que je lise les messages, que je réponde… Même si je ne suis pas la plus addicte , je me fais avoir tout pareil. Alors j’ai adopté la politique des « horaires et moments » pas horaires strictes, certes, mais quand-même. Il y a de longues heures dans ma journée où j’abandonne mon téléphone, sur mon bureau ou la table du salon ou encore dans un coin improbable où j’ai un mal fou, ensuite, à le retrouver…

Et là, tout va mieux.

D’une part, je vois à nouveau ce qu’il y a autour de moi. La beauté qui m’entoure, le soleil, ma chance d’habiter un joli coin de Suisse. Ensuite, j’entends à nouveau ce qui se passe, les rires des enfants redeviennent plus réguliers. Mon âme depuis ces « horaires » de téléphone se régénère. Ainsi, j’aimerais vous encourager, ce n’est pas le portable qui vous attire, mais la communication avec les personnes qui vous répondent.

Depuis longtemps on essaie de se débarrasser de ces trucs, tout en les aimant, le mieux? Apprendre à tempérer. Je reprends donc, sur ce, ma philosophie personnelle:

Tout est bon, mais rien à l’excès.

Co

Savoir perdre patience sans s’enfermer

« Depuis le temps que je patiente dans cette chambre noire… » beaucoup sauront en retrouver les paroles. D’ordinaire, les chambres noires font plutôt mon affaire! Je les aime, les mignonnes, l’odeur d’un vieux révélateur l’ambiance de mon apprentissage, les plaisir d’une image en devenir… Hors ici, l’on cherche une autre page, l’image d’une chambre morne et froide, sans lumière… Curieux n’est-ce pas, car à d’autres idées, on pourrait croire qu’il s’agit du ventre de sa mère?!… Oui, et bien venons-en au fait, donc…

Patienter… Je patiente. Ma patience de « faire » qui repousse ces limites (surtout quand les enfants s’y promènent). Ma patience de « verre » au bord du précipice (parfois quand la table est trop pleine). Ma patience qui se liquéfie quand on s’attaque aux membres que j’aime. La patience aussi a ses formes diverses. La mienne oscille ces jours, fragile, tangente, nerveuse. Mon être a besoin de certitudes absentes. De contraintes abolies. De chemins lumineux. Bref, de choses qui évoluent. Passée, la période des êtres qui nous déçoivent; les gens sont ce qu’ils veulent ou peuvent, après  nous sommes libres de prendre ou de laisser leurs mains, en chemin. Pour les personnes emphatiques, il faut à peine plus d’efforts pour « laisser ».

En ce qui concerne le monde, par contre, j’atteins parfois des difficultés à passer outre le fait d’un manque: manque de travail, manque d’argent, manque de santé, manque d’amour, manque de temps, etc… Le manque est un sujet qui peut me faire perdre patience. Chercher des issues sans en trouver peut donner libre cours à de grands débats intérieurs, voir des détresses profondes. Dans ces moments-là, j’en reviens à un fait; il faut parfois accepter que nous avons besoin d’aide, accepter que nous ne sommes pas fait pour vivre reclus et seuls, accepter de confier nos problèmes. La fierté, sans doute, la peur des pensées de l’autre peut-être… L’égo, somme toute, nous donne bien du fil à retordre dans ce genre de retranchements. Trouver la faille au narcissisme pour partager son coeur?!… Difficile d’offrir son âme, sans en avoir peur; avec toutes ses craintes, ses doutes, ses faux-airs, ses doubles-faces, ses contrefaits qui se mettent en lumière.

J’ai ouvert la boîte de Pandore, la jarre des profondeurs et voilà que je ne sais plus rien contenir de moi. Il faut, donc, oser partager l’âme. Pourtant j’ai, alors, l’impression sordide, cynique, douloureuse et surtout inutile, de ne plus rien contrôler, surtout quand une part du monde me fait perdre patience. Dans cette idée, il faut, je pense, trouver les forces pour ne pas refermer l’être… Pour continuer à semer de nous dans le coeur de ceux qu’on aime; nos tâches ne sont que des moyens pour eux de comprendre qu’aucun de nous n’est parfait. Je ne suis pas encore au bout de mes peines. C’est l’ombre et la lumière. Mais j’ai cette certitude: ce qui m’attend dans les fissures de mes murs personnels est la liberté d’être, inconditionnelle. Les murailles nous protègent des dangers, elles ne devraient pas rester closes à nos alliés.

Enfin… Vous voyez ce que je veux dire?…

 

Moi, je…

Le soleil m’a toujours fait revenir à moi, je lui en suis d’une reconnaissance infinie! Si il pouvait rester toute l’année, il serait bien avisé!

J’ai cette fâcheuse tendance à me fondre dans les autres; une empathie sur-développée peut-être. Un besoin de sentir les autres avec un peu plus de bien-être autour de moi et les y amener, jusqu’à, facilement, oublier qui je suis.

Avec une rupture de plus dans la poche, j’ai entamé l’hiver. Le printemps approche et, commence, enfin, le nouveau réveil, il aura mit du temps cette fois, à arriver. Et voilà que je dois me retrouver…

Devrais-je dire « encore »? Devrais-je crier « ENCORE »?

Bien sûr, il est d’évidence de se remettre en question à chaque changement. Mais moi, si fragile moi, je suis un caméléon, dans l’autre, je me fonds. Puis, à la fin, je me retrouve face contre terre, les cheveux dans la poussière et je me cherche outrageusement. J’ai perdu maintes fois mes repères, je me suis laissée aller à tant de fracas, parce que j’avais trop peur d’être moi…

Et pourtant, c’est bien ce « moi », qu’ils ont tous de plus fort que moi! M’en remettre à l’évidence, personne ne se donne en ce monde! Crier à l’indulgence? Personne n’entendra un coeur qui hurle. Il faut des oreilles dans l’âme et les âmes se perdent dans les chimères de la guerre de soi.

Petite guerre de soi…. Rester soi, oui! Et encore une fois, je vois que tout ça fait toujours les frais d’une battle entre deux « je », deux « moi »; des « Moi-je » sourds et aveugles aux soupirs de l’autre.

Oui, je me cherche encore, et je commence à me trouver, oui, je me perds encore, mais je commence à rectifier.

Pourtant je ne suis pas certaine que mon aspiration soit dans le fait de me suffire à moi-même, oh non! Je ne suis pas capable de vivre seule, je ne l’ai jamais été. C’est sans doute pour cette raison, qu’ont défilé mes jours dans des couleurs aussi variées, une quantité impressionnante de Pantone visitées en si peu de jours à semer.

Bien sûr, j’ai décidé de ne plus laisser faire. De choisir moi, de m’affirmer! Et je libère certaines de mes envies, de mes idées, de mes certitudes, de mes goûts. Mais il revient toujours, à un moment, quelqu’un, que j’aime intensément (je ne sais aimer autrement) qui entend et qui dit: « Ah, non, ma petite, c’est pas comme si, ou comme ça, tu as tort! » Alors, je m’enferme et je me tais et à nouveau me fonds…

Etre soi, hein! C’est bien ça? Oui, mais être soi à tout prix m’horripile, comment peut-on se défendre de soi au détriment de l’autre? Je devrais commencer à le faire; j’ai tant de fois souffert de ne pas faire souffrir.

De mes résolutions de m’affirmer peu sont restées debout, alors quoi? Dans ce monde où le narcissisme prédomine, que fait ma petite île flottante dans sa dérive?

Je crois que je crois quand-même en moi. Qu’au fond, je sais ce que j’aime. Que je laisse juste couler parfois les idéaux qui ne me massacrent pas. Je crois aussi que j’aime avec une fascination sourde apprendre de l’autre et transformer mes idées quand d’autres me paraissent plus appropriées, mais aujourd’hui, je veux aussi affirmer mes idées en lesquelles j’ai confiance. Et je crois aussi en ce que je fais, en ce que j’écris et bien mieux, même au-delà de devoir l’affirmer, mais éveillé en mon être, je crois en moi.

Combien sommes-nous de caméléons sur cette terre? Je me suis parfois demandée si j’étais seule à ça, souvent même… Il y a une clé, une petite clé, vraiment toute petite, que je viens de trouver. Pour rester lui-même en s’assurant de ne pas blesser les autres, un caméléon après s’être retrouvé, doit accepter de prendre un tout petit peu plus de temps avant d’entrer dans une relation, pour être absolument certain d’avoir en face de lui un autre caméléon.

La profondeur de l’être est le besoin ultime que nous avons; le partage, le besoin primaire. Se donner le droit d’être heureux, c’est ne plus courir à l’écrasement de soi. Accepter le manque plutôt que la souffrance, même si la force est faible aux bouts de nos doigts. S’extirper à ces pièges qui enveloppent nos âmes de voiles soporifiques. S’épanouir au soleil et attendre de savoir qui il est, même si la douleur du vide cogne jusqu’à saigner.

Rester soi, peut-être que ça ne vaut pas tant que ça en fait, mais se mettre à être soi en respectant le soi des autres, serait un peu la revanche à prendre sur l’égoïsme ambiant. Parfois, on aime trop pour le monde, ce qui nous fait souffrir à l’extrême, mais je ne deviendrai pas moins intense pour moins aimer. Moins souffrir, mais sans âme, me transformerait en pierre. Je préfère la densité à la lourdeur.

Etre soi, rester soi, mais pas à tout prix, oh non!

Ce doux matin…

Le nouveau site étant en ligne, le travail de forçat accompli, je pose mes petits mots délicats à nouveau. Enfin le temps de me remettre à quelque chose et c’est Jacques qui me vient en premier; avec Quand on a que l’amour pour réactiver ma vie de chercheuse visuelle qui se promène dans le brouillard comme au soleil.

Vie en cercle, encerclée, cercle de vie

J’étais là, toute petite et remplie de douleurs au cœur.

J’étais là, toute menue, fragile et vide du souvenir de moi.

Il suffisait d’un léger souffle d’air pour redresser mes ailes; retrouver l’envol.

Il a soufflé le vent d’un profond regard vert qui ralluma les feux de paisibles refuges…

Un chant, un livre, une mélodie, un poème…

…un rire, un mot, peut-être deux, un sourire.

Quelques lettres, à peine un souffle, la vie encercle d’une fin et d’un nouveau commencement, 3 fois rien, infiniment moins, une envie, un instant, un désir.

Le cercle de la vie qui des cendres fait naître tant de feux éternels.

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